Être une femme: la notion de consentement

Dans la rue, sur le lieu de travail ou même en privé, le consentement semble être une donnée totalement optionnelle…

Après que des élèves du lycée ou je travaille m’aient parlé du comportement de certains garçons, je me suis dit qu’il y avait tellement à faire à ce propos.

Des garçons se sont permis de les « toucher » dans les couloirs, alors qu’elles n’étaient pas d’accord, mains aux fesses, tripotages, évidemment c’est entre « potes », donc c’est pas méchant. C’est juste pour rigoler. Peu importe si elles ne sont pas d’accord, ein, c’est rien du tout, et puis une fille, c’est fait pour être touchée, nan?

Peu importe aussi qu’elles se mettent à pleurer. Peu importe qu’elles décident de ne plus s’habiller qu’en mode camouflage après ça. Peu importe.

Le consentement, c’est quelque chose de primordial, c’est ce qui distingue un pelotage d’une agression, une relation sexuelle d’un viol…

Régulièrement, comme toutes les femmes, je me fais draguer. pas toujours de manière très distinguée, parfois version cromagnon.

Mais même quand de base, les gars ne sont pas à vous pisser autour pour marquer leur territoire, il leur parait évidement que vous ne pouvez pas dire non.

Régulièrement, lorsque je dis que je ne suis pas intéressée, j’ai droit à des réponses identiques

« Pourquoi tu te mets des barrières? »

« T’es coincée? »

« Laisse toi aller, je suis sûr que tu en as envie »

« Tente le truc, tu ne le regretteras pas »

« Personne le saura »

ET le must du must, mon préféré: « C’est parce que je suis noir? T’es raciste? »

Y a pas un moment ou les gars envisagent que je n’en ai juste pas envie. Que non, c’est non. Non, je ne veux pas te voir. Non, je ne veux pas boire un verre. Non, je ne veux pas coucher avec toi. Et non merci, je ne veux pas te faire de pipe.

Et je n’ai aucune justification à donner. Je dis non, point final, je n’ai pas besoin de raison, je ne veux pas et c’est suffisant.

On range ses mains quand une personne (fille ou garçon) vous dit que vos gestes la gênent, on ne continue pas à demander un rencard quand quelqu’un refuse de vous voir, on ne touche pas quelqu’un qui n’est pas d’accord.

Notre corps nous appartient, et personne n’a le droit d’y toucher sans notre consentement. Ça ne fait pas de nous des coincées, ça ne fait pas de nous des racistes, ça ne fait pas de nous des mauvaises amies, ça ne fait pas de nous de mauvais conjoints.

Car même dans un couple, le consentement, ça compte.

Car même les amis se permettent des gestes totalement déplacés.

Comme si le fait de se connaître donnait un droit sur ce qu’on est, sur notre corps, sur notre personne. Le pire étant que pour beaucoup, ils n’ont même pas conscience du mal qu’ils font, même pas conscience que c’est un délit. En fait, ils n’ont même pas conscience que c’est interdit.

Les filles, les garçons, protégeons nos corps, nos amis, nos enfants. Il n’y a que nous qui pouvons décider qui nous touche. Et si certains le font sans notre consentement, n’hésitons pas à en parler. Pour que les agresseurs (oui c’est une agression) comprennent que ce qu’ils font est mal. Et pour protéger les autres de ces mêmes agresseurs….

Le consentement, c’est vous qui en décidez, et vous n’avez pas à vous justifier.

Non, c’est non. Point final.

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Source: http://www.projectconsent.com/

(n’hésitez pas à contacter quelqu’un si vous ètes victimes ou si vous ètes témoin ♥ )





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