« On est des amis pour la vie ! »

Je me souviens de l’enfance, où tout semblait possible, où c’était les lutins qui faisaient disparaître la fameuse deuxième chaussette ou qui vidaient les paquets de gâteaux, où en grimpant dans les arbres, on pouvait toucher la lune, où un saule pleureur faisait la plus géniale des cabanes…

Mais je me souviens aussi de l’adolescence, période un peu maudite, période charnière. On se sent mal, incompris, les adultes nous veulent obligatoirement du mal, les cours ne sont interessants que si on les sèche, et le monde semble être contre nous.

Malgré tout, c’est aussi le moment des grandes amitiés, celles qu’on pense pour la vie, celles dont on est certain que jamais elles ne se briseront. On s’imagine vivre tous ensembles, on sait qu’on sera toujours les uns avec les autres.

On rit, on partage les même délires, on finit les phrases des autres. Une bande comme un vieux couple, en somme. On est « ami pour la vie ».

Et puis bien sûr, la vie passe, nous rattrape. On prend chacun un chemin, parfois nos routes s’éloignent, parfois elles se recroisent. Et on oublie les serments de sang, on continue à se voir, mais on change. La faute à personne, ou peut être simplement à la vie. Les amitiés qu’on pensait indéfectibles s’étiolent. On s’aime toujours, mais un peu par habitude, en souvenir du « bon vieux temps ».

Parfois, on se retrouve. Vraiment. Mais cassé, brisé par les épreuves. On voit cette personne si chère à notre cœur souffrir, se blesser, s’interdire le bonheur. Se détruire.

Et un miracle apparaît… Une lumière, un espoir… L’autre, celui de toujours, revit à lui même, se répare. Et l’amitié, la vraie, la belle, celle même de notre adolescence est là, intacte, peut être même plus forte qu’avant.

Plus besoin de surveiller le téléphone au milieu de la nuit en craignant un appel au secours, plus besoin de mesurer chaque parole. On peut juste profiter des moments ensembles et être incroyablement heureux de cette résurrection. Parce qu’on est là, et que la vie n’a pas pu nous voler cet amour.

J’ai retrouver mon amie, ma sœur, ma fifille… J’ai vécu ce miracle, parce que même si nous nous étions déjà retrouvées physiquement (pas de propos saphique là dedans, tssss) et même plusieurs fois, la voir dans la souffrance était une torture. Et là, c’est Elle.

Je lui dis merci d’être elle, merci pour nos rires et nos discussions interminables, merci d’exister et d’être toujours près de moi. Merci d’avoir abandonné les ténèbres pour accepter la lumière, même si ça n’est pas toujours facile.

Merci d’être toi…

PS: je n’ai pas besoin de la nommer, je sais très bien qu’elle se reconnaîtra…

PS2: je sais, c’est mal, je n’ai pas écrit depuis fort longtemps… Mea culpa…





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