Avoir un enfant « différent »

Qui n’a jamais été ému par l’histoire d’un enfant mis à l’écart à l’école?

On en fait des films, on en lit dans les faits divers: un enfant ou un ado sans ami, stigmatisé, voir battu par les autres qui le jugent différents, qui se moquent, qui l’insultent…

Ça m’a toujours bouleversée, moi qui n’ai jamais été très heureuse dans >les cours d’école. Et puis, comment comprendre cette violence sourde?

Mais aujourd’hui, ça me révolte dans tout mon être, dans chaque cellule de mon corps et de mon coeur. Car cet enfant, c’est le mien.

Ce n’est pas la première année qu’il a ce genre de soucis à l’école, cela dure depuis un moment, mais avec l’entrée au collège, c’est devenu bien pire…

C’est mon petit qui joue seul en s’inventant des amis imaginaires car personne ne veut de lui.

C’est mon petit qui mange seul à la cantine.

C’est mon petit qu’on insulte, qu’on traite de débile, de mongol, d’imbécile, et j’en passe pour ne pas écrire de grossièreté.

C’est mon petit qu’on tape, à qui on déchire les vêtements, qu’on tape, qu’on course…

C’est mon petit à qui on a jeté des pierres en colo (et qui a du aider à ramasser les cailloux sur la pelouse du coup Oo ), qu’on a fouetté avec une serviette mouillée, à qui on a maintenu la tête sous l’eau dans la piscine…

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Il est lunaire, il a son monde, il est émotif et très démonstratif tout en étant timide et secret. Il aime l’Egypte, les Légo, StarWars, Minecraft, les jeux vidéo. Il aime s’inventer des histoires. Il aime faire le zouave, faire des imitations, reproduire des sketchs, faire des bruitages ou des voix, il est drôle, vif et câlin…

Bien sûr, pour ceux qui ne connaissent pas ce dont il parle, ça peut être nébuleux, et ils peuvent ne pas comprendre.

Mais de là à le traiter comme un paria au point qu’il ne puisse pas me citer le prénom d’un seul copain??

De là à le traiter d’ Ulis ? (les classes Ulis accueillent des élèves ayant des troubles des fonctions cognitives ou mentales, des troubles envahissants du développement, des troubles de la fonction auditive, des troubles de la fonction visuelle ou des troubles multiples associés). Alors, bien sûr, ce n’est pas un mal d’être élève Ulis, mais c’est juste que lui qui ne l’est pas ne comprend pas pourquoi on lui dit ça avec méchanceté, surtout qu’il a sur le bras de grosses marques faîtes par une élève de ces classes qui a passé une partie du dernier cours de sport à le pincer.

Aujourd’hui, il est suivi par une psychologue, pour l’aider dans ses problèmes de sociabilisation. Il angoisse à l’idée d’aller au collège, il pleure lorsque les vacances se terminent, il somatise…

Nous faisons tout ce que nous pouvons pour l’aider, pour trouver des solutions.

Mais moi je ne comprends pas. Pourquoi le collège n’est-il pas plus attentif à un enfant en rupture sociale? Ok, nous avons eu un mot dans son carnet la semaine passée. un mot d’avertissement pour lui, disant qu’il devait arrêter d’insulter les autres enfants et de les faire tomber. En effet, il a dit à un élève qu’il avait une tête de clown quand il rigolait. Et ce dernier l’a très mal pris, il l’a pourchassé dans la cour, et ça a fini en chute.

Je peux comprendre que les autres enfants ne comprennent pas son humour, mais on tape quand quelqu’un nous dit « Salut les salades? » Il ne traite pas non plus de connard, non?

Et bien, ce garçon l’a si mal pris qu’il l’a attendu devant le collège pour le mettre par terre, lui taper la tête et lui mettre un coup de pied. Déjà en début d’année, un autre l’avait suivi dans la rue pour rentrer chez son papa.

Voilà, c’est mon enfant qu’on attend dehors pour lui tomber dessus.

Il ne se sent plus en sécurité, il va au collège en courant lorsqu’il est chez son père. Et je le comprends bien.

Alors quand je lis que des adolescents se suicident face aux humiliations et au harcèlement, j’ai peur pour mon petit. Il n’est qu’en sixième, il n’a pas Facebook ou Twitter, ou n’importe quel réseau social ou les jeunes laissent aller leurs plus bas instincts, ou ils disent les pires horreurs cachés derrière leur écran. Mais un jour, ça viendra. Et comment pourra-t-on alors le protéger et lui faire comprendre qu’il est un enfant merveilleux, une vraie lumière?

On essaie toujours de protéger nos petits des dangers extérieurs, mais comment les protéger des autres en les laissant grandir et être dans le monde? Oui, mon enfant est différent des autres et ces autres lui font payer très cher…

Aujourd’hui, ce n’est plus un film, ce n’est plus un article de journal, c’est notre réalité, c’est sa réalité…





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23 Commentaires sur Avoir un enfant « différent »

  1. Lulu Vroumette
    22 novembre 2013 at 22 h 42 min (3 années il y a)

    Courage à toi & à ton Loulou…
    Les enfants peuvent être d’horribles tortionnaires aussi et ne comprennent pas les conséquences terribles que peuvent avoir les mots et les maux …
    Les parents et les membres de l’Education Nationale doivent faire leur boulot,pour permettre à des enfants extra-ordinaires comme le tien de s’épanouir dans leur vie et trouver leur voie,même si elle est différente de la nôtre…

    Répondre
    • Claire
      Claire
      23 novembre 2013 at 8 h 45 min (3 années il y a)

      Je crois qu’il faut en plus vraiment apprendre à nos enfants à accepter et même aimer la différence, ça serait déjà un grand pas. Mon fils a tendance a vouloir soutenir les enfants exclus, jusqu’à une certaine mesure bien sûr, car lui non plus n’est pas parfait et peut être dur et violent avec les autres, malgré tout.
      je te remercie en totu cas ♥

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  2. mavalca
    22 novembre 2013 at 22 h 43 min (3 années il y a)

    Ton article est vraiment très touchant, j’espère que vous arriverez à trouver une solution pour ne plus vivre cette situation vraiment effrayante, autant pour ton loulou que pour toi j’imagine.
    Je n’ai pas vécu ça, mais mon plus grand était (si jamais ça s’arrête un jour…) « hyperactif », comme on dit, et toute la période scolaire a juste été un enfer… jusqu’à ce qu’il en sorte… L’incompréhension générale est un fardeau de plus…
    Ce serait à refaire aujourd’hui, j’aurais tenté d’autres pistes pour l’aider (homéopathie, kinesio…). Pour lui, ça aurait sûrement été mieux, mais changer le regard ou le comportement des autres…. je ne sais pas….
    Je n’ai pas de remède miracle, mais je vous envoie à tous les 2 autant de « bonnes ondes » que possible…. Bon courage, et tenez bon.
    Bizoux ♥

    Répondre
    • Claire
      Claire
      23 novembre 2013 at 9 h 57 min (3 années il y a)

      Merci bcp ♥
      Nous avons essayé déjà d’autres choses, il a vu une pedospy (les dernières séances, il était sous le bureau tant il ne voulait pas lui parler), une kinésio (pas envie non plus d’y aller)… Il a aussi des soucis d’eczema…
      Heureusement, il a aussi son petit frère, qui a les mêmes délires, et qui l’adore… mais bon, ça ne change pas le probleme de l’école, malheureusement.
      Son papa et moi cherchons tout ce que nous pouvons pour l’aider, et lui montrons notre soutien, j’espère que ça l’aidera…

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  3. G M
    23 novembre 2013 at 8 h 33 min (3 années il y a)

    Ceci n’est pas un spam … lisez le

    Répondre
    • Claire
      Claire
      23 novembre 2013 at 9 h 58 min (3 années il y a)

      Merci, je suis allée voir. Mais mon fils a été testé et il n’est pas surdoué, il est tout à fait dans la norme à ce niveau là 🙂

      Répondre
  4. Sonnette Lucie
    23 novembre 2013 at 9 h 40 min (3 années il y a)

    Bonjour,

    D’habitude je passe seulement.
    Mais aujourd’hui je ne peux pas m’empêcher de réagir.
    Ce que ton fils vit c’est ce que j’ai vécu pendant des années.

    Et oui, aussi fou que cela puisse paraître il y a des enseignants qui peuvent observer ces scènes sans même que cela leur coupe l’appétit.
    Pour un enfant je pense qu’il n’y a rien de pire.
    Pendant des années je n’ai rêvé que d’une chose c’était que mon calvaire s’arrête. Pour ça la seule solution aurait été l’école à domicile. Qui n’aurait évidement pas arrangé mes problèmes sociaux mais m’aurait au moins permit un peu de repos.
    Mais le plus important pour un enfant sache le c’est ton soutien.

    Bon courage à ton garçon.

    Répondre
    • Claire
      Claire
      23 novembre 2013 at 9 h 59 min (3 années il y a)

      je suis désolée de lire que tu as vécu des années ce cauchemar :/ Et je dois dire que ça ne me rassure pas des masses.
      En effet, il a tout notre soutien, et nous lui disons régulièrement combien il est merveilleux ♥

      Répondre
      • Sonnette Lucie
        23 novembre 2013 at 17 h 20 min (3 années il y a)

        Ce n’est rien pour moi. Aujourd’hui ce passé est loin derrière moi même s’il fera toujours partie de ma vie.
        Mais du moment que ton fils a tout votre soutien il trouvera la force de s’en sortir. Même si c’est très difficile…

        Répondre
  5. Maman Louve
    23 novembre 2013 at 11 h 46 min (3 années il y a)

    Bonjour
    Je ne peux que compatir et comprendre, je suis en plein dedans de toutes parts ; j’ai une grande fille de 14 ans bientôt qui est déficiente intellectuelle (séquelles de sa grande prématurité) avec une maladie orpheline respiratoire par dessus, la DCP.
    Son petit frère, bientôt 8 ans, est quand a lui un enfant dysharmoniqueà versant psychotique (le diagnostic vient d’être posé enfin la semaine dernière.

    Ces combats du quotidien ont fait de moi une maman louve, qui ne cesse de défendre et mordre s’il le faut : bagarres contre les institutions (éducation nationale, MDPH et j’en passe).

    Pourtant, je suis quand même devenue enseignante spécialisée l’an dernier. Ma façon à moi d’être aussi la louve dans la bergerie et comme tu t’en doutes, je ne m’y fais pas que des amis mais je m’en fous.

    Si le courage t’en dit, lis mon blog, je le tiens très irrégulièrement mais il pourra peut être te dire que tu n’es pas seule et ça c’est déjà le début.

    Avec toute mon affection,
    Maman louve.

    http://mamanlouve.over-blog.com/

    Répondre
    • Claire
      Claire
      23 novembre 2013 at 12 h 04 min (3 années il y a)

      Merci, je découvre ton blog, il me parle beaucoup en effet (et en plus, mon grand, celui dont je parle dans l’article s’appelle Noa).
      Tout à l’heure, nous avons sont rdv hebdo avec la psychologue, une amie, la seule qu’il accepte de continuer à voir. J’évoquerai le changement d’école avec elle, car même s’il a clairement un problème de sociabilisation, avoir des élèves qui l’insultent depuis des années et sont toujours dans le même établissement que lui doit jouer… Comme une mauvaise réputation qui le poursuit :/

      Bon courage dans ton combat, dans tes combats, et bravo ♥

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  6. nany
    23 novembre 2013 at 15 h 29 min (3 années il y a)

    bonjour

    lire ton article fait vraiment mal ,c’est terrible !
    que font le principal , les conseillères d’éducation et les les profs ?
    je pense vraiment que tu devrais changer ton fils de collège , il vit un vrai enfer et cela tous les jours ,
    je l’ai fait pour ma fille après la 5 em ,elle était trop malheureuse et en échec scolaire , avec le recul je me dis que j’ai beaucoup trop attendu mais elle ne me disait pas tout , elle a été ensuite dans un collège privé beaucoup plus attentif aux enfants , avec un projet pédagogique , elle a retrouvé confiance en elle et repris les apprentissages,
    tu as un enfant merveilleux , ils vont finir par le briser !
    n’hésite pas à agir !
    courage à vous tous , je sais combien c’est difficile !

    Répondre
  7. Mirault
    24 novembre 2013 at 9 h 48 min (3 années il y a)

    Oh ma chérie, toi qui est une maman si attentive. Quelle douleur…je partage cet avis de le changer de college, le mettre dans un cours de theatre ou sa singularité sera mise en lumiere. C est surement un investissement de temps et d argent, une organisation mais il en va de sa protection physique et psychique. Personne n a le droit de briser la confiance d un enfant. As tu parlé au principal? Au CPE? Au prof principal? Oui il a besoin de ses parents et dans les actes de protection maintenant…
    Courage!
    Pense aussi a lui proposer des activités qui le ramenent a la terre, au concret: randonnee, cuisine, argile, fouilles archeologiques…. Tendresse …

    Répondre
  8. Sealeha
    29 novembre 2013 at 9 h 40 min (3 années il y a)

    C’est très dur comme situation… J’imagine sans mal la peine et la peur que tu dois avoir, que ton fils doit avoir… Je ne sais malheureusement pas quoi te conseiller que tu n’aies déjà fait. Un RDV avec le principal du collège pour lui en parler déjà et voir s’ils font attention à ce genre de situation ?
    Gros bisous et bon courage…

    Répondre
  9. Fanny
    30 novembre 2013 at 23 h 48 min (3 années il y a)

    Je comprends très bien la situation que vous vivez ton loulou et toi. Avec le miens, j’ai vécu une situation presque identique à l’exception près que mon loulou lui est autiste.
    Entre mon bien être,notre belle maison et le bonheur d’Elyott ,je n’ai pas hésité une seconde: nous avons déménagé vers des lieux plus accueillants.
    J’espere que pour vous tout s’arrangera au mieux. Et je ne rajouterai qu’une chose, si il est heureux et que tu l’aimes tel qu’il est…c’est le plus important

    Répondre
  10. Calli
    4 août 2014 at 16 h 38 min (3 années il y a)

    Merci d’avoir écrit sur cette « différence »… Je suis désolée de ce qui t’arrive à toi et à ton petit bout, mais je vous remercie quand même parce que j’ai vécu tout ça (sans aller jusqu’aux jets de cailloux) mais manger seul, être tapée par les camarades qui passent, jusque dans le bus, traitée de tous les noms… Je ne suis pas autiste ou quoique ce soit mais j’étais très spontanée, imaginative et surtout très très enfant dans ma tête à cause d’un passé déjà pas grandiose qui m’avait empêché de grandir aussi vite qu’eux. Les enfants sont très rudes aujourd’hui, mais mes parents bien qu’ils m’aidaient dans une certaine mesure n’avaient pas conscience de ma souffrance, pour eux j’exagérais ou je faisais « exprès » de ne pas m’intégrer.

    On m’a souvent dit la phrase la plus horrible qui soit (je trouve) : tu es en bonne santé, tu vas en voyage, tu as des vêtements neufs et à manger tous les jours, tu n’as pas le droit de te plaindre.

    Pour se plaindre, il faut être un enfant poignardé à Paris (nous sommes d’accord c’est horrible)
    Il faut être autiste ou trisomique ou en difficulté scolaire (là aussi ce doit être extrêmement difficile, probablement plus que ma situation.)
    Il faut être des « quartiers », être mal né, pauvre et en situation familiale difficile.
    Il faut être malade…

    Mais un enfant « juste » frappé par ses petits camarades dans des jeux un peu brutaux ne sera pas vu comme une victime parfois. Surtout pas si comme moi il était malgré tout très joyeux, expansif et communicatif. J’ai parlé aux surveillants, je suis allée voir les profs comme le conseillait le 119 car j’étais très sensible aux interventions extra-scolaires justement et je voulais changer les choses.

    Aujourd’hui j’ai 25 ans, mes soucis de socialisation ont continué au lycée puis à l’université, ne perdez pas espoir, c’était juste des circonstances, peut-être que votre petit bout lui s’en sortira, surtout avec des parents qui le comprennent sans le culpabiliser (même si les miens ont fait de leur mieux, ils étaient seulement dépassés et impatients, tristes car envieux que leur fille soit heureuse) mais j’ai trouvé un peu de bonheur depuis deux ans… Quelques ami(e)s même si la peur du rejet sévit encore, un petit travail où j’ai été acceptée (même si je pars ailleurs là.). La peur, les souvenirs suivent, mais on fini par avancer. Ton petit est en 6 ème, il a encore le temps de s’en remettre et j’espère tellement que ses 3 prochaines années vont bien se passer… Non pas les 3 prochaines mais toute sa vie bien sûr.

    Si vous le pouvez changez-le rapidement de collège ou parle aux enseignants, en n’hésitant pas à être très ferme. Courage à vous. Surtout dit lui combien il est génial et que tout ça n’est en rien de sa faute, que ce sont les circonstances et une bande d’imbéciles qui font son malheur… Que ce n’est pas son caractère ou ses soucis les coupables mais bien les intolérants autour.

    Courage, bravo et encore merci

    Courage petit bout, ta maman t’aime très fort, moi aussi j’adore Star Wars et j’ai beaucoup d’imagination. Grandis à ton rythme, les autres sont méchants, toi tu dois tracer ton petit chemin, et aimer ton papa et ta maman ainsi que tes amis comme tu sais déjà si bien le faire. Si des enfants t’embêtent, ne cesse jamais de t’en plaindre ou de le dire, il ne faut pas le garder pour toi. Un jour ta voix sera entendu et les méchants seront punis. Courage à toi et continue à bien grandir 🙂

    Répondre
    • Calli
      4 août 2014 at 16 h 40 min (3 années il y a)

      Et encore… Si seulement les enfants autistes, malades, pauvres, défavorisés etc avaient en plus du « droit » de se plaindre, un droit à l’écoute, ce serait génial ! Car quoiqu’en disaient mes parents… Eux non plus ne sont pas assez défendus 🙁

      Répondre
    • Claire
      Claire
      8 août 2014 at 15 h 04 min (3 années il y a)

      Merci Calli pour ton témoignage poignant, qui m’a bien retourné l’estomac ♥
      Ce qu’on vit enfant est si marquant, et les autres enfants ne se rendent pas bien compte du mal qu’ils peuvent faire.
      Mon fils est à présent inscrit dans un autre établissement. Il a été déscolarisé pour le dernier mois de cours et sera dans un collège bien plus respectueux dès septembre.
      J’espère que tu arriveras à dépasser toute la violence qu’on t’a envoyée. Tu le mérites. Bonne route à toi ♥

      Répondre
  11. Elizabeth
    3 août 2015 at 21 h 30 min (2 années il y a)

    Le harcèlement c est vraiment compliqué car souvent les harceleurs sont autant pris dans l engrenage que les harcelés…le bourreau n existe que par la victime et ne peut donc permettre à celle ci de s’échapper.
    En tant qu enseignante, on a eu une formation là dessus et voilà ce qu on nous a raconté :
    Ne jamais croire un enfant qui dit que ce n’est pas grave, ou que ça va mieux…
    Cibler le ou les enfants dominants qui dirigent le harcèlement et contacter les parents qui n’ont souvent aucune idée de ce qui se passe.
    Le harcèlement ne se règle pas en aidant la victime mais en cassant l’effet de groupe , ce que seul un adulte peut faire comme prof,éducateur, psy en discutant avec tous les élèves , et pas juste bourreau et victime.
    Vérifier que le prof n est pas pris dzns l effet de groupe et accompagne le harcelement inconsciemment. Lui en faire prendre conscience si c est possible.
    Si une école refuse de réagir, constituer un dossier avec photos, lettre d avocats,ect.. Bref leur ficher la trouille.
    Si tu choisis de le changer d école, prends le temps de discuter avec direction et professeurs, d expliquer le soucis et de les impliquer dans la sociabilisation de ton fils. Demande à ta copine psy de venir avec toi et demande une réunion avec tous les profs…un prof impliqué et investi d une mission ne laissera passer aucun fait d’harcelement

    J espère avoir pu t aider
    Tu as raison de stresser car ta situation est grave mais ne baisse pas les bras…et si tu trouves un thérapeuthe spécialisé dans le harcèlement ou une association c est encore mieux.
    Bisous de maman aspi.

    Répondre
    • Claire
      Claire
      16 août 2015 at 15 h 09 min (2 années il y a)

      Merci beaucoup à toi!
      Depuis, mon fils a changé de collège. L’année qui vient de s’écouler a été super pour lui, il a même des copains, l’école est très à l’écoute.
      Mais dans la précédente, on a fini en le déscolarisant le dernier mois….
      Je te souhaite une bonne fin de we et désolée de mon temps de réponse 🙂

      Répondre
  12. aurelie
    17 avril 2016 at 23 h 48 min (1 année il y a)

    c’est un vieux message et je suis très heureuse que le dénouement soit positif (cf ton message de l’an dernier)
    ma fille aussi est à part (je pense qu’elle se serait bien entendue avec ton fils !), elle a du mal à entrer dans les conventions sociales des filles de son âge, elle vit beaucoup dans son imagination…
    le collège dans un an, ouille ouille !mais ton histoire confirme ma volonté qu’on se batte pour trouver un collège qui lui conviendra, ce n’est pas une fatalié
    bises

    Répondre

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